Re-portage...

« Lui apporter tendresse, sécurité et confiance »

Mon histoire avec le portage a commencé pendant ma première grossesse.

Alors que je flânais sur internet à la recherche du « meilleur » pour mon bébé à venir, je découvris au détour d’une discussion avec d’autres futures mamans l’existence du portage physiologique

Alors qu’avec mon compagnon nous avions opté pour un accompagnement de ma grossesse par l’haptonomie, à l’évidence, le portage en écharpe s’imposait comme le moyen de poursuivre dans cette même  « logique » de la parentalité : soutenir notre enfant dans sa base pour lui apporter tendresse, sécurité et confiance, pour l’accompagner en douceur et le confirmer en tant que personne à part entière.

Amélie et son poupon factice en écharpe de portage
Amélie, 33 ans, mère de deux enfants de 3 et 6 ans, Sage-femme et monitrice de portage.

« Le portage en écharpe m’a aidé à me réaliser en tant que Mère »

À sa naissance, à la maternité, nous passions de longues heures en peau à peau. Ce bébé tant attendu avait besoin de moi, et moi de lui.

Dès notre retour à la maison, nous avons testé notre écharpe. Ce fut une révélation ! C’était inné, instinctif, presque animal. Ma fille était un bébé « koala », aux besoins intenses de contact. Elle avait beaucoup de coliques et passait son temps en écharpe contre moi. Ça a sans doute rendu son arrivée sur Terre bien plus douce. Je ressentais tout d’elle. Les variations de sa respiration, ses sursauts au claquement d’une porte, ses soubresauts avant de s’endormir et le tout alors que je vaquais à mes occupations… Aujourd’hui encore, je suis émerveillée de voir à quel point on peut être en phase avec son bébé quand il est contre soi.

Pourtant, le portage suscite bien des interrogations pour l’entourage. Entre idées reçues et conseils « avisés », il n’est pas toujours évident d’expliquer aux proches qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle lubie ou « d’une machine à fabriquer les pots de colle ».

Mais au-delà des bienfaits pour mon enfant, porter ce petit être si fragile contre moi me permettait de vivre en douceur la transition vers mon accomplissement maternel. J’en suis certaine, le portage en écharpe m’a aidé à me réaliser en tant que Mère.

« C’est devenu un mode de vie, de partage, un outil indispensable dans notre vie »

À la naissance de notre deuxième enfant, le portage s’est avéré à nouveau salvateur. Pendant ses quatre premiers mois, victime de reflux gastro-œsophagiens, il ne supportait pas la position allongée. Et ma fille, alors âgée de 3 ans, réclamait beaucoup d’attention. Je pouvais donc garder mon fils contre moi tout en passant du temps avec elle. Parfois, il arrivait qu’elle réclame un « câlin-écharpe » histoire d’être rassurée… Même mon mari s’y est mis ! Le portage répondait aux besoins de toute la famille : contact intime et rassurant, praticité et même esthétisme!

C’est devenu un mode de vie, de partage, un outil indispensable dans notre vie.

« À chaque activité son écharpe »

Les mois passant, nos besoins ont évolué.

Passionnée, j’ai découvert une multitude d’écharpes : les écharpes tissées avec leurs dizaines de nouages possibles, les slings et les Mei Tai. À chaque activité son écharpe!

Finalement, notre poussette choisie avec tant de soins est finalement restée bien rangée…